La vie est tout de même très étrange non?!!! Après tout le mal que je souhaitais à Louise chaque fois qu'elle recevait de la visite et que moi, je restais seul dans mon coin, c'était elle qui m'avait fait parvenir l'homme de mes rêve et c'était encore elle qui, maintenant, avec sa crise de rage, empêchait les infirmiers de remarquer mon absence prolongée.
Adam me tira par la manche, m'ouvrit la portière et m'empressa de m'asseoir sur le siège. Quand il referma la porte, je fus plongée dans un étrange silence, comme si les hurlements de Louise avaient soudainement cessés, jusqu'à ce qu'il ouvrit sa propre portière pour venir se poser sur le siège conducteur... la réalité m'agressa les oreilles!
Adam verrouilla les serrures de l'intérieur, alluma le moteur et parti en marche arrière.
C'est là qu'en regardant en direction de l'hopital, je vis sortir une furie par la même porte qui venait tout juste de me rendre ma liberté!
Des infirmiers sortirent à sa suite, je la voyais hurler, mais je ne l'entendais plus, je la voyais gesticuler, mais elle ne pouvais plus m'atteindre. Les infirmiers la retenait, elle devait être en train de leur crier que je partais avec son Adam...
A ce moment, cette petite femme en pleure de fureur me donnait pitié, surtout que c'était en partie à cause de moi qu'elle se trouvait dans cet état. Elle n'était déjà plus qu'une petite ombre dans une masse blanche d'infirmiers loin derrière nous, loin de cet hôpital que je quittais à jamais.